17/5/20

Je voyais le soleil se lever
dans ce petit triangle vide
entre tes cuisses.

Son premier rayon pointé depuis l’horizon
traversait l’appétente moiteur de ta chair
pour m’atteindre, éblouissant et frêle,

dans la chambre payée par mes parents
à l’hôtel Santa Marta de Lloret de mar.

J’ai griffonné l’ébauche d’un poème
et fait un petit croquis
pour qu’on voie bien par où la lumière passait.

J’étais un poète,
tu étais belle et devais me quitter
quelques semaines plus tard,
la veille au soir j’avais trop mangé.

C’était un menu spécial « riz »,
au restaurant du cinq étoiles
et vin à volonté et un petit whisky
à la fin pour bien digérer.

Le nombre de serveurs affairés
faisait honneur à la royauté :
clients étrangers nous étions satisfaits.

De retour dans la chambre, le ventre trop plein,
j’étais trop occupé à roter
pour te satisfaire ou t’honorer, ô fine philippine,

jusqu’au matin.

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